|
| |
|
|
Le Jeudi 17 décembre arrivait à Nantes, en matinée, le frère Ministre Général de l'Ordre, Frère Giacomo Bini, accompagné du Frère Peter Schorr, définiteur général pour la francophonie et ['Europe centrale. Le frère Jean Normant, Provincial, les accueillait au milieu des frères de Nantes et de Rennes. Parmi les raisons de la venue du Ministre Général dans la Province du Bienheureux Pacifique, il en soulignait une, très personnelle. C'est que le Frère Pacifique envoyé en France par Saint François, était comme lui-même originaire de la Marche d'Ancône. Mais il se présentait surtout comme le serviteur de tous les frères de l'Ordre de par sa charge, et comme le garant de la communion entre tous les frères et toutes les provinces. Deux années d'études à Paris et deux autres à Strasbourg lui ont permis de bien maîtriser la langue française, et ce fut un plaisir de l'écouter. S'adressant à des frères en majorité âgés, il rappelait que les aînés vent porteurs du charisme franciscain, inscrit dans leur fidélité, et que si les jeunes générations font l'histoire, elles doivent aussi tenir compte du passé et de ceux qui les ont précédés. En reprenant la lettre de Saint François à tous les fidèles, le Frère Ministre Général a voulu nous faire partager ses convictions sur les "merveilles de la vie chrétienne". Nous sommes époux, frères et mères de notre Seigneur Jésus-Christ. Époux, lorsque nous sommes unis à Jésus-Christ; frères, lorsque nous faisons la volonté de son Père; mères, lorsque nous le portons dans notre cur et dans notre corps... et que nous l'enfantons par nos bonnes actions. Ainsi se trouve exprimées les trots dimensions de notre vie franciscaine. Nous sommes époux: Dimension contemplative dans le cadre de notre vie quotidienne. Vivre cette relation avec le Seigneur, comme étant la première priorité ou la priorité tout court d'où découle tout le reste. (La contemplation, c'est l'action par excellence). Devenir frères de notre Seigneur Jésus-Christ et entre nous: Ce n'est pas parce qu'on fait les mêmes choses qu'on est frères. La fraternité commence lorsque j'ai besoin de l'autre. S'obéir réciproquement, s'entraider, voilà ce qui construit notre vie fraternelle. Être Mères de Jésus-Christ, c'est le donner au monde, c'est le mettre au monde par notre façon d'être et d'agir. Notre vocation est en effet de transmettre Jésus-Christ, d'être fécond. On ne peut pas garder le Seigneur pour soi. Notre fraternité doit être tournée vers le monde, être une vie de témoignage pour le monde. "Être" est plus important que "faire". La mission des frères anciens est de vivre en priorité la vie contemplative d'où découle tout le reste, à savoir la vie fraternelle et la vie pour le monde. A la suite de cette méditation, le frère Peter nous entretenait du travail et des orientations du Définitoire Général: Le souci ou le désir des frères en responsabilité de vivre en vraie communauté et de maintenir la difficile harmonie entre les réalités fraternelles et les obligations administratives. Après la célébration de l'Eucharistie avec tous les frères dans notre chapelle rénovée, et une homélie fort appréciée, un repas très simple et convivial nous réunissait encore. Notre évêque, Monseigneur Soubrier, y était invité ainsi que le Président de notre association, ce qui permit aux uns et aux autres de faire connaissance dans la détente. L'après-midi était réservé aux surs clarisses qui ouvraient leur clôture au frère Ministre Général pour entendre son message. Elles avaient accueilli pour la circonstance quelques unes de leurs surs des monastères de Rennes et de la Rochelle. Et c'est en fin d'après-midi, dans leur chapelle, que toute la famille franciscaine nantaise se réunissait pour le chant des vêpres, chacun des participants symbolisant sa présence par une lumière portée jusqu'à l'autel.
Après la prière en commun eut lieu, dans une des salles du monastère la présentation des différentes composantes de la famille franciscaine sur le diocèse, représentées par quelques déléguées: la fraternité séculière de Loire atlantique ainsi que deux membres de la Vendée, les surs de Saint Philbert de Grandlieu, les franciscaines oblates du Sacré-Cur, les Franciscaines Missionnaires de Marie, renforcées d'une délégation des Châtelets, les petites surs de Saint François d'Assise et les surs de Notre Dame de Pitié en fraternité à Pontchâteau. Devant cet auditoire bien fourni, le Frère Ministre Général reprit en partie ce qu'il nous avait dit dans la journée et qui lui tient à cur. I1 rappela que le charisme franciscain est à la fois celui de François et de Claire et que c'est ensemble qu'on peut l'exprimer. Une vie spirituelle sérieuse est nécessaire en notre temps. Le retour à la radicalité évangélique nous permettra de retrouver en plénitude notre vocation et de proposer aux jeunes qui vent en recherche les exigences qu'ils attendant. Mais s'ils vent généreux, ils vent également fragiles, et il faut prendre le temps de les accompagner. Comment pensez-vous que s'acheva la rencontre? sur place, tout simplement, par un pique-nique a la mode franciscaine, qui permettait à chacun d'échanger avec ses voisins et voisines le bénéfice de cette journée et d'exprimer joyeusement son action de grâce. Nous ne sommes pas prêts d'oublier. Fr. Henri-Joseph de CASTELBAJAC |
|
|
by John Abela ofm for Communications Office - Rome HTML 3.0 compatible Java enabled browser Best viewed with Netscape at 640x480x67Hz Please fill in our Guestbook Form - Thank you |
|